Incident spectaculaire mais sans gravité de saut à l’élastique depuis le pont Chaban-Delmas à BORDEAUX (33)

Jérôme CANGUILHEM a bien cru qu’il ne passerait jamais la bague au doigt de sa fiancée Karine ! Il s’en est fallu d’un rien pour que la surprise concoctée par ses amis samedi dernier, au moment d’enterrer sa vie de garçon, ne vire au drame macabre.

pcdRemis de ses émotions, le jeune boucher de Bègles (33) revient sur cette incroyable cascade bien involontaire : « Après une petite virée au pays basque espagnol  vendredi soir, mes copains m’ont annoncé qu’ils avaient décidé de m’offrir un saut à l’élastique depuis le nouveau pont amovible qui fait la fierté de la Gironde ! Une fois sur le pont un peu avant midi, on a offert l’apéro à toute l’équipe d’Albert, le patron de Garonne sensations (NDLR : société spécialisée dans les sports extrêmes) pendant la phase de montée du pont. On avait ramené des pintxos de San Sebastien et plusieurs cubis de sangria dans la glacière ».

Légèrement étourdie par cet instant de détente prolongé, l’assistance s’est alors offert un petit somme réparateur aux dires de notre valeureux bèglais. « Je me suis réveillé le premier et j’ai voulu accélérer un peu le mouvement car le programme de la journée était encore chargé. On est vite passé sur les mesures de sécurité et Albert, encore un peu embrumé, m’a proposé de sauter ». Hélas, la félicité ambiante avaient fait perdre de vue à nos noceurs invétérés que le pont avait déjà amorcé sa redescente ! Jérôme en a été quitte pour la peur de sa vie : « la longueur de l’élastique n’était plus adaptée. J’ai donc goûté aux eaux de la Garonne à plusieurs reprises pendant le saut, j’ai même repéré un banc de pibales la deuxième fois ! ». La profondeur du fleuve a permis à Jérôme d’éviter, sans mauvais jeu de mots, de toucher le fond !

Les témoins présents sur les lieux n’en sont pas revenus. « Ils m’ont mis un beau bordel les drôles ! Ça a fait fuir toute la poiscaille que j’avais appâtée et j’ai même deux cannes qui sont tombées à l’eau » ronchonne Jean-Claude, tranquille pêcheur, assis sur le bord de son carrelet (NDLR : cabane typique des rives de Garonne). Alain et Vincent, deux promeneurs qui faisaient route ensemble, nous racontent : « on a cru que c’était encore un jeune qui voulait profiter du parfum de Ricard (cf. notre édition du 6 février 2014) qui continue d’infuser la Garonne ».

Enfin, la police dépêchée sur les lieux par le préfet a fait preuve de fermeté. Soulagée dans un premier temps de ne pas voir resurgir le fantôme des noyades en série qui ont endeuillé la ville il y a quelques mois, elle a ensuite définitivement confisqué la glacière de la jeune équipée. Jérôme, ragaillardi par cette baignade aussi improvisée que salutaire, et ses amis ont pu finalement continuer de fêter l’événement jusqu’au petit matin.

 

De notre envoyé spécial, André SALLAFRANQUE

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