« Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? » inspiré de la vie d’une famille montoise (40) ?

A l’instar d’Intouchables, grand succès de l’année 2011, le nouveau tube du cinéma français serait inspiré d’une histoire vraie, en l’occurrence la sienne, selon Gilbert LATASTADE, ancien facteur de Saint-Perdon (40), désormais paisible retraité.

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Le film serait inspiré du destin d’une famille montoise

Gilbert prend à témoin ses amis de toujours du “Bar des Copains” où se tient notre entrevue. « J’ai eu quatre filles. Avé la Micheline, on a pas trouvé la recette pour faire les garçons hilh de pute ! Elles sont toutes mariées désormais et chaque fois qu’elles m’ont présenté leur futur mari, je suis un peu tombé du placard ».

On peut le comprendre. Gilbert caressait en effet le fol espoir de voir sa descendance séduire un bel athlète du Stade Montois, dont il est un supporter historique. Le destin en a décidé autrement.

« Le dimanche où ma grande m’a prévenu qu’elle fréquentait, j’ai vu arriver un type en costard-cravate, banquier à Paris. Elle l’avait rencontré l’été précédent au Traouc (NDLR : célèbre boîte de nuit) du côté de Seignosse (40). Quand Micheline lui a mis sous le nez une assiette de fritons de canard pour l’apéritif, ça lui a fait bizarre au drôle ».

L’année suivante fut du même acabit et Gilbert nous raconte avec délectation les difficultés de communication initiales avec son deuxième gendre, bordelais, quand celui-ci lui déclara un matin « ça daille qu’il fasse pas gavé beau ».

Rebelote deux ans plus tard avec l’entrée du jeune Beñat, jeune pâtissier de BASSUSSARY (64), dans le giron familial suite à sa rencontre avec Emilie, la troisième fille du père LATASTADE, à la peña “Los Pollos” lors des fêtes de Bayonne. « Heureusement, il m’a pas pris pour un piment le basque » se congratule Gilbert.

C’est au moment de parler de sa benjamine que les trémolos se font de nouveau sentir dans la voix du haut-landais. « Pour finir, ma petite Quitterie m’a ramené un dacquois ! Macaréu, vous vous rendez compte, un cul rouge dans le salon ! J’en ai presque pleuré de rage au départ et pour me consoler, j’ai passé en boucle la finale de 1963 quand les Boni et Christian DARROUY ont terrassé le clan ALBALADEJO (NDLR : victoire 9-6 du Stade Montois face à l’US DAX au stade municipal Lescure de BORDEAUX – 33) ».

Au final, Gilbert se veut philosophe et se félicite de la communion qui règne désormais au moment de rassembler toute la famille pour le gigot dominical : « finalement on est tous un peu l’estranger de quelqu’un d’autre. A ce titre, les résultats dès dernières élections m’ont un peu attristé. Il faut faire un petit effort pour se comprendre et après ça va tout seul. De mon côté, j’ai même prévu d’aller voir jouer l’Etoile sportive montoise à la rentrée, même si je peux pas encadrer les footeux ».

Certains réflexes n’ont donc pas totalement disparu !

 

De notre correspondant, André SALLAFRANQUE

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