Harcèlement chez ROBUCHON : « J’ai dû boire un verre de Gaillac ! »

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« Un coup de Vieux-Papes, de Boulaouane ou même de l’eau salée, j’aurais rien dit. Mais c’est allé trop loin dans la cruauté, ça a été une véritable torture » regrette Clément SACRISTE, jeune commis de cuisine fraîchement embauché par le restaurant “La Grande Maison”, fleuron annoncé de la gastronomie bordelaise.

Obligé d’avaler cul sec un verre de GAILLAC (81) – « Imaginez l’humiliation pour un aquitain de devoir ingurgiter un breuvage toulousain » se désole-t-il encore – le petit SACRISTE nous décrit un véritable enfer quotidien en cuisine : « Les insultes fusaient en permanence : Piballe ! Piment ! Grosse truffe ». « C’était juste une façon pour notre chef japonais de s’approprier les tenants de la gastronomie locale » rétorque Francis SZPINARD, avocat du restaurant.

Quelques mauvais traitements auraient même été infligés au personnel de la brigade, mis à rude épreuve. « Une façon de transmettre l’esprit bushido à des jeunes qui ne mesurent pas leur chance » selon la défense. Face à ces constats, Clément s’emporte en esquissant un trait d’humour : « Tu parles Charles ! Le problème c’est que le japonais il a jamais pu nous saquer ! ».

De notre envoyé spécial à Bordeaux, André SALLAFRANQUE

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