Le guide MICHELIN redonne son AAA à la France

La nouvelle ne devrait pas manquer de rassurer les marchés financiers qui s’inquiétaient jusqu’alors de la soutenabilité de nos finances publiques. Après une analyse approfondie et contre toute attente, le guide MICHELIN a souhaité donné un signal d’encouragement, sous la forme d’un triple A, aux efforts du pays qui l’héberge depuis sa première édition.

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Une bonne nouvelle sur le front économique

« Le dynamisme de la région Aquitaine n’est pas pour rien dans ce rebond » nous confie, sous couvert d’anonymat, l’une des huiles du mondialement célèbre guide gastronomique. « En séminaire à MOLIETS (40), toute notre équipe a été impressionnée par la fréquentation touristique et le bouillonnement économique qui caractérisaient l’endroit. On nous a souvent reproché notre sévérité et la pression que nos appréciations faisaient peser sur les grands chefs. Nous avons donc pris la décision de prendre un peu de hauteur vis-à-vis de la cuisine et de modifier notre périmètre d’investigation. Nous nous sommes notamment penchés sur le thème de la reprise, dont la presse nous rebattait les oreilles. En goûtant un Saint-Estèphe bien charpenté que le directeur avait ramené de sa cave personnelle, on l’a sentie en profondeur, la reprise ! Tous les signaux sont donc au vert, grâce au rouge ! »

Pris de court, les différents consultants des agences de notation en tournée dans notre région n’ont cependant pas chômé. Régulièrement conviés à des déjeuners d’affaire dans nos plus belles enseignes, les hommes en noir de Standard and Poor’s et de Fitch ont effet décerné une pluie d’étoiles à ces établissements. L’un d’eux, Marc Ladron de la Chaumière, nous raconte : « Depuis le temps que l’on nous demande de se prononcer sur des projections économétriques et des algorithmes auxquels plus personne ne comprend rien, ça nous a fait un bien fou de revenir à des réalités plus concrètes, comme la gastronomie. De mon côté j’ai un faible pour le Paradis de la Garbure de Salies-de-Béarn (64), auquel sud-ou-est.fr avait consacré un article le 1er février dernier ».

Seul déçu dans les rangs de ce déluge de décorations venu ragaillardir un Sud-ouest ébranlé par les dernières intempéries : le général Montsabert, commandant d’armes de la place de Martignas-sur-Jalle, devenu la coqueluche de la communauté militaire depuis ses déclarations d’une franchise inédite (cf. notre édition du 18 février dernier). Ses propos, que l’état-major des armées a jugés « à l’emporte-pièce », ont effet quelque peu plombé la trajectoire d’un officier jusqu’alors unanimement plébiscité et lui ont valu de se faire souffler sous le nez sa 3e étoile de général de division !

De notre correspondant, André SALLAFRANQUE

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